Tout d'abord un dessin à quatre mains avec l'ami Bouzard. Celui-ci servira pour un t-shirt mis en vente pendant le festival de Niort. Et puis sinon, deux pages des racontars. Plus que 23 pages sur 147 en tout. La couverture est en cours de réalisation. Je vous en reparlerai. La sortie est toujours prévue en octobre. Pour finir, je m'excuse auprès des gens qui laissent des commentaires sur mon blog et à qui je ne répond même pas. Il faut dire que dans la journée je suis à mon atelier et que je n'ai pas d'ordi. Le soir, je n'ai pas le courage et le week-end je m'occupe de ma vie de famille. Mais je vais essayer de faire des efforts. A +
A force de m'immerger dans l'univers groenlandais de "La Vierge Froide et autres racontars", à force de côtoyer congères, glaciers, anutaks, ilandsis et compagnie, j'ai eu peur d'attraper des engelures. Alors, quand on m'a annoncé que le festival de Bastia souhaitait m'inviter cette année, mes lèvres gercées se sont fendues d'un large sourire. Voici donc quelques photos de l'expo commune intitulée "Mémoires du siècle" à laquelle je participais avec "La Communauté". Bon, je sais, je n'ai pris en photo que la partie me concernant alors que nous étions nombreux à y participer: Benjamin Bachelier, David B, Kris et Bailly, philippe Squarzoni entre autres. En fait, il s'agit là de la scénographie de Lucie Lom, investissant tout l'escalier menant ensuite à une salle où l'on pouvait voir des originaux de chacun. Bon, évidemment ce festival est exceptionnel en terme d'accueil, d'expos, de rencontres et de soleil, sans parler du parquet de la piste de danse permettant des glissades chaloupées sur de la bonne musique, le samedi soir. Je ne m'étendrai pas plus au risque d'en agacer plus d'un.
Ça c'est juste pour que vous compreniez qu'il ne s'agissait en rien d'un voyage pour le plaisir mais bien de travail, de travail et encore de travail.
L'album avance. 92 pages sur 150. Tout doit être bouclé fin mai début juin. C'est intense en ce moment. Heureusement, j'aime ça. P.S. La mauvaise qualité des pages vient du fait qu'il s'agit de scans fait à partir de photocopie.
Quelques étapes pour l'affiche du festival de Niort dont je serai le grand manitou, en juin. Celle-ci est une sorte de réponse à celle de Bouzard.
J'ai la chance de pouvoir inviter une belle brochette de mercenaires pour cette expédition à haut risque dans les Deux Sèvres. Malheureusement pas autant que je l'aurais souhaité, mais pas la peine de venir pleurer dans ma soutane. Voici une liste qui changera sûrement au rythme d'excuses plus bidons les unes que les autres: Romuald Reutimann Olivier Texier Brüno Yoann Gwen de Bonneval Cécily Witko Benjamin Bachelier Eric Sagot Bernadou Karine Nix Quentin Faucopré X90 Bill Zanzim Anne claire Massé Cyril Pedrosa Fabien M Gobi Tanguy Jossic Stéphane Oiry. Evidemment, impossible d'éviter ces deux pots de colle de Bouzard et Lisa Mandel, qui re-viendront grossir les rangs de mon équipage.
Une page pour le collectif MOTÖRHEAD. J'en ai fait 6 en tout. Jerry est au scénar. Le texte changera un peu sur celle-ci.
La communauté 2 avance. 81 pages. Reste plus qu'une centaine environ. Sortie prévue finalement pour Janvier 2010!
Deux pages des Racontars. Le projet avance aussi même si j'ai pris du retard. 55 pages. Plus qu'une centaine de plus... pour début juin. Sortie obligatoire: octobre 2009!
Et puis, il y a les Postiches. J'ai une vingtaine de pages finement écrites et prédécoupées par David B. Malheureusement, les autres projets passeront avant celui-ci.
Sinon, à part ça, ça va. J'ai décidé de ne plus me raser tant que les racontars ne seront pas finis. Je me raserai à Niort pour le festival si tout se passe bien. Vous verrez peut-être bientôt l'affiche.
Et voilà. Finalement on est revenus un peu plus tôt. Les conditions étaient vraiment trop dures. J'aurai quand même fait 45 pages en dix-huit jours, c'est pas trop mal. Bon, ce n'est que le quart de l'album... Il faut dire que tous les jours nous devions nous lever tôt pour aller chasser quelque maigre gibier. Pour preuve, nous voici ici, en fin de séjour, avec nos plus belles prises:
Ici, vous pouvez admirer le chemin de croix que je gravissais sur les genoux, tous les matins, afin d'apprendre l'humilité auprès de sa saleté Le révérend 666 (car il s'agit bien de son humble demeure là-haut dans la brume). Notre frugal repas face à ce paysage de désolation.
Yann, touché par la grâce de Dieu.
Je posterai sans doute quelques pages prochainement.
Avant de partir voici deux pages pour le collectif "Bande de rockers" chez Flammarion avec Vincent Bruner pour les textes. Moi j'ai choisi "Iggy and the Stooges". A l'instar du dit Vincent sur son blog, j'ai fait une sorte de Méli Mélo sur la 2ème page ( c'est la 5ème page de l'histoire qui en fera 6 en tout). A vous de trouver qui sont ces personnages qui ont tous un lien avec l'iguane. le gagnant aura toute mon estime. La dernière page, c'est les Racontars, bien entendu.
Ça y est, c'est repartite! Je pars pour une vingtaine de jours avec mon beau-père pour bosser sérieusement sur le tome 2 de "La Communauté". Les robes de bures sont dans les valises.
Nous logerons dans cette magnifique demeure non loin de Rodez. Conversations philosophiques au coin de la cheminée, longues ballades dans les bois, rythmées par le croassement des corbeaux et autres corneilles, lectures à voix haute de l'intégrale de Jean D'Ormesson, musiques classiques et parfois du Leonard Cohen si on veut se donner un peu d'entrain (soyons fous!) Ah que la vie d'auteur est douce et nonchalante parfois!
Un beau paysage de France s'ouvrira à mes yeux bouffis lorsqu'à l'aube j'ouvrirai les volets de ma chambrée.
J'allais oublier le principal: L'alcool local que nous dégusterons à petites gorgées devant une bonne flambée. Mmmmh!
Eh oui, j'ai pris la triste décision d'arrêter la série des Luchadoritos dans "Lucha Libre". Enfin, moi j'arrête mais Jerry continue avec le talentueux Romuald Reutimann au dessin (Cité 14!). C'est un divorce qui se passe en de très bons termes, mais je ne pouvais plus supporter de ramasser le linge sale de Jerry tandis qu'il restait affalé devant la téloche. Pour être plus sérieux, il s'agissait surtout pour moi de me dégager un peu plus de temps pour mener de front mes différents et trop nombreux projets. J'ai choisi de me séparer des luchadoritos ne me sentant pas, graphiquement parlant, si à l'aise que ça avec cette série. Ça n'est jamais une décision très facile à prendre mais le plus important est que celle-ci puisse continuer et ceci sans entâcher mes relations avec Jerry. D'ailleurs, on a encore quelques petits projets sous la main tous les deux... Donc, pour conclure: Ma collaboration avec Lucha Libre s'arrête au numéro 9 ,dont je fais la couverture, mais aussi avec la sortie d'un recueil prévu en 2009. Voilà. Vous pouvez m'insulter maintenant.
Quelques trucs pour les yeux avant que je ne parte me baigner dans l'eau claire qui cerne l'île de Houat.
D'abord, les "faux visages" ou "Postiches". Je fais les couleurs en attendant que David retrouve du temps pour m'écrire la suite.
La Communauté, c'est reparti. Le deuxième et dernier tome devrait sortir pour juin 2009 si tout se passe bien. Et enfin, "Les Racontars" qui tout tranquillement, s'acheminent vers une sortie pour septembre 2009, si tout se passe bien, encore une fois. Sinon, je vous aurais bien parlé de l'album de Cheveu (fantastique), des Moomin, de "La Route" de Cormac Mc Carthy, de Lester Bangs, de "la pastorale américaine" de Roth mais j'ai pas le temps.
Je ne sais pas si Yul Brynner était un skinhead comme l'affirmaient ces crétins des "Toy Dolls" ou même si son nom doit se prononcer à l'anglaise, "Brailleneur", ou bien, comme le fait si bien Gainsbourg dans son reggae "Relax baby be cool", "Brinnère" ; mais une chose est sûre, c'est que cet acteur sans pelage a considérablement marqué mon imaginaire. Souvent, les gens me ressortent ce film ou il incarne un « cyber-cow-boy » au caractère quelque peu irascible mais je n'ai vu celui-ci que tardivement et à un âge trop avancé pour que les mauvais effets spéciaux n’éveillent en moi une quelconque fascination. Par contre, ce matin, en donnant le biberon à mon ultime héritière, j'ai repensé à CE FILM! Un de ces films qui m’habitent encore, la trentaine bien passée (ne cherchez pas, il n'y a aucune contrepèterie dans cette phrase). Une fois l'héritière gavée, je me suis précipité sur « Youmachinchose » et j'ai fini par trouver ce que je cherchais. Que d'émotion en retrouvant ses courts extraits ! Dans mon souvenir embrumé de jeune pré pubère, le film s'intitulait, en français, "New York ne répond plus", titre très con s'il en est. Le véritable titre est bien plus évocateur: "The Ultimate Warrior". Et qui c'est le ultimate warrior, hein? Qui c'est? Ben, c'est mon Youl Brinnère bien sûr! Bon, en revoyant les images, je n'ai pu m'empêcher d'avoir un peu pitié de lui. Parce que, quand même, ce pantalon et cette grosse ceinture qui lui remontent jusqu'au plexus, c'est... comment dire... enfin, on a bien compris que ça cachait quelque peu ses "michelines" (à prononcer à l'espagnol) au gars Brinnère. On le connaît par cœur cet effet spécial qui consiste à remonter le maillot de bain ou le pantalon le plus haut possible afin de dissimuler la ceinture d’excédant graisseux. Roger Moore l'a beaucoup utilisé dans les James Bond, d'ailleurs. Mais revenons à nos moutons. En revoyant ces quelques scènes, j'ai pu enfin comprendre quelques-unes de mes "fascinations-répulsions" qui ont défini mes goûts pour un certain cinéma de genre. Car, ce film contient tous les ingrédients d'un film de Zombie à la Romero. Le début, avec cette ville à l'abandon, le lumpen cradingue et hurlant sortant comme des rats pour satisfaire sa soif de sang, le petit groupe de survivants tentant désespérément de conserver une once d'humanité. Tout est là. Tout ce qui m'a toujours fait dresser le poil (ce qui n'a jamais dû arriver à mon gars Youl Brinnère, évidemment.) Je me souviens avoir très mal dormi, ce soir-là, chez mon cousin Pierrot. Mais si c'était le prix a payer pour parfaire ma culture déviante, je l'accepte avidement. Sur ce, je vous laisse découvrir les vidéos ci-dessous, qui ne manqueront pas de vous affliger au plus haut point, à moins que, comme moi à l’époque de sa découverte, vous n'ayez pas plus de 13 ans. Et encore, je ne sais pas si la génération actuelle ne se foutrait pas ouvertement de ma gueule.
Oui, le soleil brille, les grenouilles coassent, les libellules vrombissent et les jeunes dégorgent de sève dont ils ne savent plus quoi faire! Dans l'air, comme une fragrance bien connu; un subtil mesclun des plus délicates saveurs du pays niortais: le parfum du bel ouvrage que l'on ouvre pour y déposer amoureusement un magnifique dessin, le fumet d'expositions aux couleurs chatoyantes, le musc entêtant des auteurs masculins et féminins et l'odeur fauve des catcheurs à moustaches. ÉH OUI, LE FESTIVAL "A2 BULLES" DE NIORT EST REVENU!
J'avance doucement mais sûrement sur ce nouveau projet. Un peu comme un chien de traîneau sur la glace. 15 pages sur 140 environ...mais je me fais plaisir. Vraiment.